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⚠ This calculator does not model the Canada/Quebec Pension Plan (CPP/QPP), Old Age Security (OAS), the Guaranteed Income Supplement (GIS), or the Allowance. A defined-benefit pension can be approximated using the "DB" option on a Pension account. These would add to your retirement income on top of what's shown here.

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🍁 Types de comptes — Canada

RRSP (REER)
Déduction fiscale à la cotisation; imposable au retrait. Limite : 18% du revenu gagné, max ~32 490$ (2025) — les droits inutilisés s'accumulent indéfiniment (vérifiez votre limite exacte sur le site de l'ARC). Vous avez jusqu'aux 60 premiers jours de l'année suivante (habituellement le 1er mars) pour cotiser et déduire sur la déclaration de l'année précédente; vous pouvez aussi cotiser sans réclamer la déduction tout de suite et la reporter à une année de revenu plus élevé. Un retrait est ajouté à votre revenu imposable de l'année (avec retenue d'impôt à la source) et l'espace de cotisation est perdu définitivement — sauf exceptions comme le RAP (Régime d'accession à la propriété) ou le REEP (Régime d'encouragement à l'éducation permanente). Conversion en FERR à 71 ans. À prioriser si vous avez un revenu élevé : la déduction vaut plus à un taux marginal élevé, surtout si vous prévoyez un revenu de retraite plus bas. Les courbes du CQFF (anciennement les courbes de Claude Laferrière) sont l'un des outils de planification fiscale les plus puissants au Québec pour évaluer l'impact réel d'une cotisation REER — l'outil intègre le régime fiscal québécois et est donc spécifique au Québec. Pour les autres provinces, TaxTips.ca propose des tables de taux marginaux par province, sans toutefois inclure l'effet des programmes sociaux.
TFSA (CELI)
Croissance et retraits 100% libres d'impôt. 7 000$/an (2025), un plafond indexé à l'inflation chaque année et arrondi au 500$ près; les droits inutilisés s'accumulent depuis 2009 (ou depuis vos 18 ans) — vérifiez votre limite exacte sur le site de l'ARC. Vous pouvez retirer en tout temps sans perdre vos droits : le montant retiré est rajouté à votre espace de cotisation, mais seulement à partir du 1er janvier de l'année suivante. Les non-résidents du Canada n'accumulent aucun nouveau droit de cotisation pour les années passées entièrement à l'étranger — votre statut de résidence fiscale (pas seulement le nombre de mois d'absence) détermine cela, alors vérifiez votre situation avant un départ prolongé. Pour la très grande majorité des gens, le CELI doit être le dernier compte à vider : puisque les retraits sont entièrement libres d'impôt et n'augmentent pas votre revenu imposable, le vider en premier est généralement une erreur fiscale.
FHSA (CELIAPP)
Meilleur des deux mondes pour les premiers acheteurs : déduction à la cotisation + retrait libre d'impôt pour une première maison admissible. 8 000$/an, jusqu'à 40 000$ à vie en cotisations (la croissance des placements s'ajoute par-dessus, sans plafond) — vérifiez votre limite exacte sur le site de l'ARC. Doit être utilisé dans les 15 ans suivant l'ouverture : si le compte n'a pas servi à un achat immobilier durant cette période, il doit être fermé. Vous pouvez alors transférer les fonds vers votre REER ou FERR — ce transfert ne réduit jamais vos droits de cotisation REER et n'est pas imposable, peu importe l'espace REER disponible — ou les retirer directement, auquel cas le montant devient imposable comme revenu.
RESP (REEE)
Croissance à imposition différée pour les études postsecondaires d'un enfant. Le gouvernement verse 20% via la SCEE (max 500$/an, 7 200$ à vie par enfant). Les retraits de croissance et subventions sont imposés dans les mains de l'enfant.
Pension
Régime parrainé par l'employeur (PD ou CD). Un régime à prestations déterminées verse un revenu garanti selon le salaire et les années de service; un régime à cotisations déterminées fonctionne comme un REER.
Non enregistré
Aucune limite annuelle. La fiscalité dépend du type de revenu généré : les gains en capital sont imposables à 50% seulement (taux d'inclusion), et seulement au moment de la vente; les intérêts (comptes d'épargne, obligations) sont pleinement imposables à votre taux marginal, sans traitement préférentiel; les dividendes admissibles (grandes sociétés canadiennes imposées au taux général — ex. les banques ou les grandes capitalisations du TSX) bénéficient d'un crédit d'impôt avantageux, alors que les dividendes étrangers n'y donnent pas droit (un crédit pour impôt étranger peut toutefois s'appliquer). Il n'est pas nécessaire d'optimiser l'emplacement de chaque type de titre selon ces règles — pour la grande majorité des investisseurs, utiliser le même FNB (ex. XEQT) dans tous les comptes reste tout à fait raisonnable, voire recommandé pour la simplicité. À utiliser après avoir maximisé votre REER et CELI.

% Taux nominal vs réel

Le taux nominal est le rendement brut de votre placement. Le taux réel soustrait l'inflation et révèle comment votre pouvoir d'achat évolue réellement chaque année.

Les deux comptent : utilisez le taux nominal pour comparer aux indices; le taux réel pour comprendre ce que votre épargne achètera à la retraite.

Entrez vos paramètres et calculez pour voir le taux réel estimé.

X Les taux utilisés dans ce calculateur

Le taux par défaut de 7,3% nominal (≈ 4,6% réel à 2,2% d'inflation) correspond à XEQT, un FNB d'actions mondiales de iShares disponible sur la TSX. Comme XEQT a peu d'historique, cet estimé s'appuie sur les rendements à long terme des marchés mondiaux (proche de l'indice MSCI World). Nous utilisons une estimation conservatrice — ce n'est pas une prédiction. Modifiez le taux dans n'importe quel compte pour utiliser votre propre hypothèse.

7.3%
Nominal (est.)
4.6%
Réel (~2,2% infl.)
0.20%
MER

Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs. C'est le taux utilisé comme valeur par défaut dans le calculateur, pas un conseil financier.

🧺 Qu'est-ce qu'un FNB?

Un FNB (fonds négocié en bourse) est un panier de titres — actions, obligations, ou les deux — qui se transige en bourse comme une action individuelle, mais qui vous donne une exposition instantanément diversifiée à des centaines ou des milliers d'entreprises en un seul achat.

La plupart des FNB mentionnés sur cette page (XEQT, VGRO, ZBAL, etc.) sont des FNB indiciels à gestion passive : plutôt que d'essayer de battre le marché, ils reproduisent simplement un indice au coût le plus bas possible — souvent moins de 0,25% par année en frais de gestion (RFG), contre 2% et plus pour un fonds commun de placement traditionnel.

$ La règle du 70% de remplacement de revenu

De nombreux planificateurs financiers ciblent le remplacement de 70% du revenu avant la retraite. Mais ce chiffre varie beaucoup selon votre situation : hypothèque remboursée, enfants autonomes, style de vie prévu et dépenses de santé anticipées.

La meilleure approche : calculez directement vos dépenses anticipées à la retraite plutôt que d'appliquer un pourcentage à votre revenu actuel. Le montant dont vous avez besoin est une question de dépenses, pas de revenus.

4 Le taux de retrait

La règle du 4% (Étude Trinity, 1998) dit que vous pouvez retirer 4% en an 1 puis ajuster pour l'inflation sans épuiser le portefeuille sur 30 ans. C'est un point de départ, pas une garantie.

Les Canadiens conservateurs utilisent souvent 2,7–3,2%, surtout avec des obligations ou un horizon long — une fourchette popularisée par Ben Felix de PWL Capital (Rational Reminder), qui soutient que les études basées sur les données américaines surestiment la sécurité du 4%. Formule pratique : rendement du fonds − inflation − coussin de sécurité.

Pour un autre son de cloche, Morningstar évalue plutôt le taux « sûr » de base à 3,9% pour 2026 (dépenses fixes, 90% de probabilité de ne pas manquer de fonds sur 30 ans) — et jusqu'à 5,7% pour qui accepte d'ajuster ses dépenses selon les marchés (approche « garde-fous »). L'écart entre 2,7% et 5,7% montre à quel point ce chiffre dépend des hypothèses retenues et de votre flexibilité budgétaire.

Calculez pour voir votre estimation personnalisée.

Gestion du risque : actions vs obligations vs compte d'épargne à intérêt élevé

Les actions offrent un rendement espéré plus élevé à long terme, mais avec plus de volatilité à court terme; les obligations sont plus stables, mais avec un rendement espéré plus faible. Le ratio actions/obligations de votre portefeuille détermine votre profil de risque global.

Plus vous approchez de la retraite — ou plus une baisse de marché vous rendrait nerveux — plus il peut être judicieux d'augmenter la portion obligataire pour réduire la volatilité, une approche parfois appelée « glissement vers les obligations ». À l'inverse, un horizon long permet généralement d'absorber plus de volatilité en échange d'un rendement espéré plus élevé.

Plutôt que de gérer et rééquilibrer vous-même plusieurs FNB, les FNB de répartition d'actifs (« tout-en-un ») combinent actions et obligations mondiales dans un seul titre, à un ratio fixe :

Niveau de risque : plus élevé → plus faible
XEQT
100% actions
~7,3 %/an
XGRO
80 / 20
~6,6 %/an
XBAL
60 / 40
~6,0 %/an
XCNS
40 / 60
~5,3 %/an
XINC
20 / 80
~4,7 %/an
XBB
100% obligations
~4,0 %/an
CASH
Encaisse (HISA)
~2,3 %/an
Rendement espéré : plus élevé → plus faible

XBB (iShares) illustre le côté 100% obligations : malgré leur réputation de valeur refuge, les obligations peuvent quand même perdre de la valeur quand les taux d'intérêt montent — XBB a reculé d'environ 11,7% en 2022, sans qu'aucune obligation n'ait fait défaut. CASH.TO (Global X), à l'inverse, n'est pas un FNB obligataire mais un « FNB d'encaisse à intérêt élevé » (HISA) : il détient des dépôts bancaires à intérêt élevé, avec une valeur essentiellement stable et sans risque de duration — un rendement qui flotte avec les taux en vigueur, environ 2,3%/an actuellement, versé mensuellement. C'est pourquoi CASH.TO (ou un équivalent) est souvent utilisé pour l'épargne d'un CELIAPP destinée à l'achat d'une maison à court terme : contrairement aux obligations, son capital ne fluctue pas au mauvais moment, juste avant un retrait important.

Ces estimations combinent le rendement nominal à long terme de 7,3% utilisé ailleurs sur cette page pour les actions mondiales avec une hypothèse de 4% pour les obligations — une moyenne historique raisonnable, proche des prévisions actuelles de Vanguard pour ses propres fonds. À plus court terme, les prévisions sur 10 ans de Vanguard (modèle VCMM, perspectives 2026) sont plus prudentes : environ 4,0–5,0% pour les actions américaines, 4,9–6,9% pour les actions hors É.-U., et 3,8–4,8% pour les obligations américaines — nettement sous la moyenne historique en raison des valorisations actuelles. Les rendements passés ne garantissent pas les rendements futurs.

La littérature est partagée sur la répartition optimale : une étude sur SSRN (Anarkulova, Cederburg et O'Doherty) soutient qu'un portefeuille 100% actions surpasse historiquement les stratégies conventionnelles à glissement vers les obligations sur la quasi-totalité des horizons de retraite, tandis que Morningstar calcule plutôt ses taux de retrait « sûrs » en supposant une répartition diversifiée plus prudente.

iShares (BlackRock), Vanguard et BMO offrent tous une gamme similaire (ex. VEQT/VGRO/VBAL chez Vanguard, ZEQT/ZGRO/ZBAL chez BMO) — le choix du manufacturier compte moins que le ratio actions/obligations choisi selon votre tolérance au risque et votre horizon.

Investir en un coup vs investir progressivement (DCA)

Si vous recevez une somme importante d'un coup (héritage, prime, vente d'une propriété), deux stratégies s'offrent à vous : l'investir en entier immédiatement (« lump sum »), ou l'étaler en versements égaux sur plusieurs mois (« dollar-cost averaging », ou DCA) pour moyenner votre prix d'achat.

Sur le plan mathématique, investir en un coup gagne dans la majorité des cas : une étude de Vanguard portant sur les marchés américain, britannique et australien de 1976 à 2022 a trouvé qu'investir tout de suite surpasse le DCA environ deux fois sur trois (61,6% à 73,7% du temps selon le marché) — simplement parce que les marchés montent plus souvent qu'ils ne baissent, et que rester en encaisse pendant qu'on étale ses achats coûte en moyenne du rendement manqué. Quand le lump sum gagne, l'écart est réel mais modeste : environ 2,2% de mieux sur 3 mois pour un portefeuille 100% actions, un peu moins pour un portefeuille équilibré.

Investir en un coup a surpassé le DCA dans environ 65 à 70% des périodes étudiées (Vanguard, 1976–2022).

Mais le calcul mathématique n'est pas toute l'histoire. Si investir une grosse somme d'un coup juste avant une baisse de marché risque de vous pousser à vendre en panique près du creux, le DCA réduit ce risque de regret en lissant votre prix d'entrée — même si, en moyenne, il rapporte un peu moins. Le propre modèle de Vanguard le confirme : pour un investisseur réellement averse aux pertes, étaler ses achats peut être le choix rationnel une fois le coût psychologique pris en compte. La meilleure stratégie n'est pas nécessairement celle avec le rendement espéré le plus élevé sur papier, mais celle que vous serez capable de suivre sans paniquer.

Cette décision concerne surtout une somme déjà en main aujourd'hui (héritage, prime, vente d'un bien) — si vous investissez plutôt une partie de chaque paye au fil du temps, vous faites déjà une forme de DCA par défaut. Si investir un gros montant d'un coup vous rend nerveux, l'étaler sur 3 à 6 mois est un compromis courant : vous conservez une bonne partie de l'avantage statistique du lump sum tout en réduisant le pire scénario émotionnel.